Henrik Stenson, Tiger et Jason Dufner

On le sentait arriver depuis plusieurs mois et chacun avait volontiers mis un billet sur lui. Henrik Stenson réalise sa plus belle saison golfique. Les améliorations techniques apportées à son swing de golf durant l’intersaison et ses dix ans d’expérience au meilleur niveau permettent enfin à Henrik Stenson d’accéder au premier plan. Le suédois est maintenant leader de la FedEx Cup suite à sa victoire ce lundi au Deutsche Bank sur le TPC Boston.

Une série de cours de golf associée au coaching mental et stratégique sur le parcours peuvent faire pencher la balance du bon côté et révéler un joueur.

Déjà aux avant-postes lors de l’US Open à Merion, Stenson mène le jeu à Aberdeen avant de se faire devancer par Phil Mickelson auteur du doublet avec sa victoire à l’Open Championship.

Suite à la brillante victoire de Brandt Snedeker au RBC Canadian Open, Le Bridgestone Invitational met en scène Tiger Woods qui arrive très en forme la semaine qui précède le USPGA Championship. Le Tigre score en 61 le troisième jour pour s’imposer avec facilité. On le voit alors très en forme pour renouer avec la victoire dans un tournoi majeur, cinq ans maintenant depuis son dernier succès à Torrey Pines.

Mais les roughs de Oak Hill sont extrêmement sélectifs. Ils exigent un grand jeu d’une grande régularité sur la mise en jeu et seuls les plus constants sur le tee de départ se retrouvent à l’arrivée. Tiger Woods ne sera pas de ceux-là, son troisième tour l’aura laissé trop loin. Mais un large champ de golfeurs est capable de maîtriser un tel parcours car le joueur court au drive est souvent très précis. Jusqu’à Miguel Angel Jiménez qui a animé le début de tournoi, chacun avait sa chance pourvu qu’il limite les erreurs de mise en jeu.

Au final, pour ce quatrième tournoi majeur de la saison, c’est encore Henrik Stenson que l’on retrouve. Bien que très puissant, le suédois produit avec Adam Scott l’un des longs jeux les plus stables au monde - tant qu’il sait sortir son bois 3 plutôt que son driver -. Ces deux longs frappeurs se retrouvent en haut du leaderbord à Rochester avec deux autres joueurs de golf connus pour leur précision : Jim Furyk et Jason Dufner. Tous deux d’une puissance moindre ont su garder la balle sur le fairway plus souvent que les autres golfeurs engagés dans cette édition du USPGA Championship.

Jason Dufner va remporter l’épreuve avec force et sérénité. On passera sur une légère fébrilité au putting et sur son jet de driver au départ du 18 le troisième tour. Stenson quant à lui, nous fait une Stenson sur le 14. Il utilise son bois 3 et trouve le fairway, mais se place si près du bunker de green que son chip est difficile à maîtriser lorsqu’il retrouve sa balle dans un lie compliqué : Le refill de sable dans un divot de la veille n’offre aucune tolérance à faible allure de frappe. Trente mètres plus court ou suite à un coup de driver porté à hauteur du green, il y a fort à parier que Henrik Stenson se mêlait à la victoire. Nombreux se sont posé la question de ce choix stratégique du bois 3 au départ.

La semaine suivante, c’est Adam Scott qui a sa revanche. Lui qui a pris une place sur le podium à Oak Hill remporte le Barclays à Liberty National. Mais quelle bataille ! Tiger Woods était de la partie cette fois-ci, quel suspens. Le Tigre tombe à genou sur son second coup du 13. Il envoie son coup de bois de fairway 60 mètres à gauche du green, dans la pièce d’eau, certes, mais surtout se fait effroyablement mal au dos. En plus des genoux, c’est ensuite un premier poing à terre, puis la seconde main. Tiger Woods est littéralement à terre à ce moment du Barclays. Mais il s’accroche.

Scott, auteur d’un 66 sans faute, voit Tiger remonter. Au dernier trou, le Tigre a besoin d’un birdie pour partir en play-off. Gary Woodland a sa chance lui aussi. Tiger Woods joue un coup de fer vers le green du 18 qui semble de bonne qualité. Sa balle de golf pitche 10 mètres avant le drapeau et tout semble normal jusque-là. Mais la balle n’accroche pas et le coup de Woods termine sur l’avant-green derrière. A ce moment, chacun sait qu’il n’y a qu’un pourcent de chance que le coup rentre dans le trou pour le birdie. En même temps, puisqu’il s’agit de Tiger Woods, tout est possible. Le putt du Tigre est, en effet, d’une grande qualité. La balle de golf est en bonne ligne, à la bonne vitesse et les chances de rentrer le coup sont totale jusqu’au dernier mètre avant le trou. Puis la balle s’essouffle et l’on sent bien qu’elle manque un peu de vitesse. Le putt s’arrête à deux centimètre du centre du trou. Tiger Woods a failli créer l’exploit et personne n’aurait été surpris de cela. Tiger est juste de retour, malgré les blessures et un corps bousculé par les années et les entraînements physiques auxquels il s’astreint.

Cette semaine, enfin, Henrik Stenson s’engouffre dans la brèche laissée par Sergio Garcia au Deutsche Bank. Un magnifique troisième tour pour l’espagnol et une belle attitude lors de son décevant 73 montre que Sergio Garcia est en équilibre avec le golf. Les roughs plus doux du TPC Boston ont davantage permis à Stenson d’exprimer sa puissance sans le pénaliser lors de ses faux pas. C’est avec bonheur qu’on voit un joueur de grande qualité accéder au rang de Ryder Cup Player. Cette victoire au Deutsche Bank est la conclusion logique de ses deux derniers mois éblouissants de constance tant dans son jeu que dans son attitude sur le parcours. 13-09-02

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Notes


Une saison réussit tient davantage au fait d'optimiser ses armes du moment qu'à essayer de changer son swing semaine après semaine.

C'est un principe fondamental que les bons joueurs de golf savent respecter et appliquer. Si la forme du jour vous rend capable de sortir des mises en jeu en fade très constantes alors que votre draw naturel est, pour aujourd'hui, vacillant, le bon sens consiste à prendre les choses telles qu'elles sont plutôt que comme on voudrait qu'elles soient.

Pour le coup, mieux vaut un fade sur le fairway, même si le golfeur doit prendre en main deux clubs de plus pour le green que le jouer en zig-zag depuis les roughs une fois sur deux.

La régularité des trajectoires de balles prime sur l'expression de la toute-puissance. C'est une leçon de golf à digérer rapidement si l'on souhaite parvenir fréquemment à son meilleur score.

Les grandes écoles de golf qui entraînent les joueurs de talents savent travailler sur le fond du swing et la technique durant la période d'hiver sur le practice. L'intersaison est propice à l'ouverture vers de nouvelles façons de réaliser son swing parce que les échéances en compétitions sont lointaines. De ce fait, le golfeur s'autorise à prospecter de nouvelles voies car seul le changement mène à de nouvelles choses.

Bien souvent, pour structurer un cours de golf, il est bénéfique de d'abord donner confiance au joueur pour ensuite l'amener à développer de nouvelles manières de penser son jeu et l'inciter à explorer quelques dynamiques de club inhabituelles.

Passé le cap hivernal, le coach et le joueur de golf doivent s'efforcer de comprendre les armes qui sont en place pour élaborer une stratégie efficace pour la saison qui démarre. L'approche tactique du jeu sur le parcours demande toujours de s'adapter aux fluctuations liées à l'incertitude de ce sport.