- un swing de golf dure moins de 2 secondes -, on est alors contraint d’être sélectif et de choisir sur quoi porter son attention. Très peu de golfeurs sont capables d’appréhender en même temps l’action motrice du corps (1) et la visualisation de l’impact (2).
Rester sur la finalité - càd comment les mains et le club approchent la balle - est très souvent le choix le plus pertinent. c’est la meilleure option pour atteindre la fluidité et la régularité.
A contrario, miser sur la gestuelle du corps altère souvent la précision de frappe et le naturel du joueur.
C’est ici qu’apparaît une expression qui peut sembler surprenante :
« C’est le club qui bouge le corps. »
« C’est le club qui bouge le corps. »
Cette phrase contient en réalité 2 vérités.
● 1. Première vérité : l’intention donnée par l’esprit au « tandem » mains-club organise la réponse du corps.
Lorsque vous préparez une frappe, votre esprit n’a pas besoin de penser à toutes les articulations qui vont participer au mouvement.
Il peut simplement avoir une intention très concrète :
Où et comment dois-je faire passer le club pour réussir cette frappe ?
Quelle course doit-il suivre ?
Comment doit-il approcher la balle ?
Comment doit-il rencontrer le sol et la balle ?
Dans quelle direction doit-il repartir vers la cible ?
L’intention se porte sur le « couple » mains-club. Cette approche très manuelle et intuitive de l’action permet au joueur de réellement sentir et orienter sa frappe - très naturellement.
Et c’est précisément cette intention qui va provoquer la réponse du corps.

Le corps n’a pas besoin qu’on lui dicte consciemment chaque mouvement. Chaque mouvement doit surtout étre la conséquence spontanée de la forme de frappe choisie par le golfeur. Le corps rend possible l’action que l’esprit demande au club d’accomplir.
Le coach apporte la solution pour perfectionner le swing, il apporte ses explications, ses images, le tempo d’exécution et l’intensité d’action. Il guide le golfeur dans la construction de l’image dynamique et lui permet de s’approprier les sensations associées au perfectionnement technique.
La Posture (fondamentale) et l’action dynamique du corps vont alors s’organiser pour permettre au club d’arriver là où vous avez décidé de l’amener.
La Posture prend ainsi tout son sens : elle connecte l’image à la réalisation.
La posture constitue le socle du perfectionnement. Elle influence directement l’amélioration du swing.
Elle crée les conditions nécessaires à la maîtrise des différentes nuances de frappe et permet d’exprimer pleinement la précision technique du geste.
Tous les éléments déterminants de la réussite sont ainsi imbriqués :
par la justesse de son empilement initial, la Posture prépare physiquement le corps à s’engager dans la dynamique souhaitée, dès le début du swing - pour aboutir aux particularités de frappes escomptées par la joueur.
→ Chaque coup de golf requiert, en effet, un ajustement particulier :
L’esprit intentionne, (1)
les mains et le club réalisent, (3)
… et, entre ces deux moments de la performance,
le corps (2) s’organise dans sa forme la plus simple. Il choisit sa plus confortable option pour fournir un swing fluide, facile à faire, et facile à refaire - justement parce qu’il est intuitif et respectueux de sa nature profonde.
Cette organisation du swing favorise un mouvement naturel et spontané - elle permet un perfectionnement rapide, efficace et simple à mettre en place.

● 2. Deuxième vérité : l’Élan du club entraîne le corps.
L’histoire ne s’arrête pas au contact avec la balle.
« C’est même là qu’apparaît une deuxième vérité essentielle. »
Lorsque le club est lancé vers la balle, il possède un élan grandissant. À mesure que le mouvement se développe, le poids du club en mouvement augmente et son inertie participe davantage à la puissance et à la stabilité de la zone de frappe, jusqu’au finish.
La force d’inertie du CLUB devient :
- Puissance de frappe
- Stabilité de la zone d’impact
- Force qui emporte vers le finish. … une force sans muscle, une force simple - et stable de sa simplicité. Une force qui n’a pas besoin du contrôle de l’esprit pour apporter la performance.
Tout un programme, et tant de perspectives pour progresser.
Le joueur n’a donc pas à fabriquer artificiellement le mouvement vers le finish. Le club continue son chemin - emporté par une force extérieure au muscle. Le club bouge le corps.
« et incroyable : au moins on y touche, au plus c’est stable. »
… et parce que les mains tiennent le club, le Momentum du club entraîne les mains de la frappe jusqu’au finish.
Puis, les mains entraînent à leur tour le buste, les hanches et le reste du système corporel - dans toute la traversée « sans muscle » jusqu’au finish.
Le Corps est emporté par le Club et l’Élan du swing. Le golfeur n’a plus qu’à lâcher progressivement les appuis, au lieu de rester accroché. Le golfeur se détache du club.
… Il y a là un aspect important du perfectionnement technique.
Chacun voit bien que le bon joueur frappe puissamment avec fluidité et sans effort apparent à travers la frappe.
C’est une différence fondamentale :
Au lieu de vouloir « faire la frappe » ou « faire le finish » en contractant des muscles, le joueur laisse le mouvement du club se poursuivre en relâchant ses muscles. Le finish devient grand, relâché et stable sans effort.
Quant à la frappe ? Elle est stable parce que le club est libre, difficile à croire au premier abord !
Le club est plus stable - et plus puissant - lorsqu’il est libre
que lorsqu’il est conduit et contraint par les mains.
Le club avance par son propre élan, les mains sont aspirées par la force du club, et les muscles relâchés deviennent longs - permettant au corps d’être emportés vers une grande amplitude de finish.
● C’est en ce sens que l’on peut véritablement dire :
« C’est le club qui bouge le corps. »
D’abord parce que l’intention donnée au club provoque l’organisation inconsciente du corps.
Ensuite, parce que, une fois lancé, l’élan du club contribue à entraîner mécaniquement les mains et le corps jusqu’au finish.

Voilà pourquoi le swing peut devenir beaucoup plus simple lorsque l’on cesse de vouloir fabriquer consciemment les mouvements du corps.
Il ne s’agit plus de se demander :
« Que doivent faire mes hanches ? Mes épaules ? Mes jambes ? »
Mais plutôt :
« Par Où et comment dois-je faire passer mon club ? » …
Le corps trouve alors sa réponse naturelle.

Une nouvelle question apparaît alors :
Que se passe-t-il exactement dans la zone de frappe, lorsque le club lancé devient suffisamment inertiel pour entraîner toute la traversée du swing ?
• Comment mettre à profit le Momentum du club, porteur de toutes les qualités de frappe nécessaires à la performance - donnant puissance, stabilité et fluidité ?
• Comment ressentir l’inertie du club pendant le swing ?
•
Comment se l’approprier pour élever son potentiel de jeu ?
Jusqu’où les mains et le corps ont-ils de l’emprise mécanique sur le club ? … et à quel moment du swing le club devient-il plus fort et plus stable lorsqu’il est libre ?
C’est cette inertie du club, essentielle à la distance sans effort et à la simplicité du mouvement, que nous explorerons dans le prochain article.