Graeme McDowell s'impose au Sherwood Country Club

Graeme McDowell fait la course en tête devant Keegan Bradley à l’occasion du World Challenge. Le sponsor de l’épreuve la société d’assurance Northwestern Mutual et Tiger Woods n’ont invité qu’une poignée des meilleurs golfeurs professionnels du moment pour venir disputer la victoire au Sherwood Country Club en Californie. La météo n’est pourtant pas de la partie ce qui favorise l’irlandais Graeme McDowell habitué aux conditions de jeu humides et venteuses.

Tiger Woods n’est pas loin et s’applique lors de cette dernière journée car il occupe la troisième place de la Money List au niveau mondial derrière Luke Donald. Déjà second de l’ordre du mérite sur le PGA Tour, Tiger Woods a tout intérêt à briller en ce dimanche pour définitivement confirmer son retour au premier plan et se rapprocher d’un Rory McIlroy dont les observateurs du golf s’accordent à penser qu’il conservera sa place de n°1 mondial à l’issue de la saison 2013. Son eagle au 16 est le signe de sa motivation et de sa forme retrouvée.

Graeme McDowell redonne espoir pour ses adversaires directs à la sortie du 13ème green du Sherwood Country Club en signant son premier trois-putts depuis 41 trous. Le match est relancé à cet instant de la journée sous l’effet d’une crêpe renversée dont l’auteur Keegan Bradley se réjouit en rentrant son putt sur le même green. Si Graeme McDowell parvient à scorer les deux birdies qu’il a réalisés lors des deux premiers tours entre le 16 et le 18, il a toutes ses chances de remporter cette épreuve. En avance de 4 coups aux deux tiers de la dernière journée, il sait déjà que Tiger Woods ne peut plus le rejoindre et se tourne vers Bo Van Pelt et un Keegan Bradley qui s’effrite pour savoir lequel de ses poursuivants directs risque de le remonter au score.

Il s'impose finalement sans faiblir grâce à un solide putt pour birdie au par 5 du 16, un sublime chip depuis le rough de l'arrière du green au 17 et un coup de fer planté à 3 mètres du drapeau au 18ème trou. Il enquille pour ne rien gâcher un ultime birdie sur ce dernier green et empoche le million de dollars promis au vainqueur.




Ce qui est intéressant dans le swing de graeme McDowell tient au ressenti pointu qu’il a de l’orientation de sa face de club. On sait bien sûr que son poignet bombé et sa face de club fermée au sommet de la prise d’élan induisent un style de swing où le golfeur cherche à créer beaucoup de décalage à l’entrée de la zone d’impact pour maintenir ouverte la face de club et éviter des trajectoires de balles en hook.
 
La force de Graeme McDowell, ici au Masters à Augusta National, se lit dans les dix secondes qui suivent ses frappes de balle. Il ressort de manière flagrante de quelle façon il gère le rythme et la dynamique du swing au retour pour induire la juste direction de son club à la frappe. Un lag plus accentué lui permet de générer un léger fade dont il use fréquemment pour contenir sa direction. A l’image de David Duval, on retrouve la même rythmique et une quantité de décalage dans les séquences assez identique.

Au final, on peut affirmer qu’une face de club fermée impose au joueur de contrer la tendance à gauche et le rend efficace lorsqu’il fait le choix d’un léger fade. Jouer en draw est, en revanche, un sens de jeu dans lequel la quantité de dispersion potentielle à gauche expose le golfeur à de forts écarts de trajectoire. 12-12-02

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Notes


Graeme McDowell est l'un des joueurs au poignet gauche bombé au sommet du backswing qui provoque une face de club fermée dans la première partie du swing retour. On compte de nombreux golfeurs dans ce cas, comme, évidemment, de célèbres champions de l'histoire tels Tom Watson et, plus tôt, Arnold Palmer ou Ben Hogan à leurs débuts.

Plus proche de nous, reprenons l'exemple de Tom Watson. Le célèbre champion de golf aux six victoires dans l'Open Britanique a joué ainsi toute sa carrière avec, à quelques moments, des phases lors desquelles il a tenté de contrôler cette position de face de club et du poignet à l'élan pour se rapprocher d'un swing plus classique.

Le fait est que cette particularité n'a pas empêcher ces golfeurs fameux de marquer leur époque et de gagner. On peut toujours penser qu'ils auraient eu de meilleurs résultats en carrière s'ils avaient possédé une position plus classique. Le vérité est souvent la suivante, que ceux qui change trop profondément leur swing de golf naturel finissent par perdre ce qui les a amenés au meilleur niveau.

De nos jours, en Europe, nous avons l'anglais Simon Dyson qui joue ainsi, et sur le PGA Tour le talentueux et puissant Dustin Johnson.