● L’idée centrale :
L’impact n’est pas le moment où l’on crée la maîtrise.
« Tout se joue avant l’impact. »
Dans un swing de bon niveau, toutes les forces stables sont déjà présentes à l’entrée de la zone d’impact - avant la rencontre entre le club et la balle.
À partir de ce point précis, le swing reste stable lorsqu’il est libre de toute intervention additionnelle.
« Pour perfectionner son jeu, le golfeur doit agir dans l’instant qui précède la zone de frappe. »
● La performance dans le swing de golf ne consiste pas à faire davantage ! … Il s’agit d’épurer la technique.
« La perfection, c’est lorsqu’il n’y a plus rien à retirer. » St-Ex
Envisageons que le perfectionnement consiste à agir moins pour simplifier et réduire l’action utile du golfeur à son strict minimum, son strict nécessaire - afin d’alléger le process.
● On en fait parfois trop pour chercher à mieux contrôler le club, ou pour frapper plus fort.
Pourtant, nous constatons chez les très bons joueurs que leur mouvement coule dans un relâchement musculaire et que l’impact est d’une grande facilité. Tout semble chez eux à la fois juste, puissant et fluide, comme si l’élan des choses produisait l’essentiel des forces en présence et qu’ils ne faisaient, finalement, presque rien. Et c’est à la fois vrai, très enviable et très efficace.
La solution
pour perfectionner son jeu :
Dans la zone d’impact, laissez les forces en mouvement produire la maîtrise - plutôt que d’intervenir par l’action des muscles et par l’esprit qui synchronise l’action motrice.
De toute évidence, dans les quelques millièmes de seconde qui précèdent la frappe, tenter avec l’esprit et les muscles de nuancer le swing demande un niveau de vigilance intense et augmente le risque d’erreur technique.
(Ce n’est pas impossible, mais cela produit un type de jeu moins stable.)
La meilleure stratégie consiste à ne plus chercher à modifier le swing dans cette ultime section qui mène à la frappe, mais simplement à laisser agir les forces déjà en mouvement du swing et du club, car elles portent déjà toutes les qualités nécessaires à la frappe.
Plutôt que d’organiser la frappe à l’instant précis du contact avec la balle, la technique gagne en performance à anticiper : ce qui est en mouvement est déjà ajusté avant même d’entrer dans le zone d’impact. L’inertie du swing et du club font ainsi une grande partie du travail de frappe. La force de cette approche réside dans le fait d’alléger au maximum l’intervention des muscles et de la programmation motrice de l’esprit.
● On est tous d’accord :
Plus on cherche à contrôler chaque partie du mouvement, plus le swing se complique.
Plus on cherche à nuancer les moments brefs et rapides du swing, plus l’exigence de synchronisation devient critique.
Jouer à Tretris level-10 high-speed met la tête dans le rouge. Correct ?
Restons conscient dans les moments du swing apaisants Level-1 Level-2 Level-3 … puis laissons aller dans les moments trop rapides pour l’esprit - puisque le véritable contrôle est alors davantage dans l’inertie libre du swing et non dans le muscle qui agit.
Après tout :
« Il n’y a que ceux qui ne font rien, qui ne se trompent jamais. »
… et bien, c’est parfait ainsi. Pourquoi faire soi-même un instant du swing qui se fait de lui-même ?
Aussi stable que la lune autour de la Terre, aussi fiable et prévisible.
Une belle zone d’impact : au moins on y touche, au plus c’est stable.
Le principe est simple :
● Préparer le mouvement par la Visualisation et la Posture → ● Donner une énergie et une direction au club dans l’action-retour → ● Laisser cette énergie devenir de l’inertie stable bien avant la frappe → ● Ne plus perturber cette inertie dans la zone d’impact → ● Laisser le mouvement aller naturellement jusqu’au finish.
La performance ne vient donc pas nécessairement de davantage d’action musculaire ou d’emprise dominante sur le club. Elle vient souvent de la capacité à agir au bon moment, puis à laisser le système fonctionner - également au bon moment - dans un rapport au club de liberté :
« C’est la club qui contrôle le club, dans la zone de frappe ! » … pas le golfeur. Le club n’a pas besoin d’être constamment contrôlé !
On peut comparer le swing au fil à plomb que l’on fait tourner rapidement autour de la main. À une certaine allure, il devient stable. On peut le faire tourner à l’horizontal et la gravité terrestre n’a quasiment plus d’emprise sur la course stable du plomb autour de la main.
On ne contrôle pas le plomb en permanence, il se contrôle tout seul. C’est le plomb qui stabilise le système. On lance le système jusqu’à atteindre la masse critique - l’inertie du plomb stabilise -, on le laisse perdurer. Le poids du plomb en mouvement organise la stabilise le mouvement.
Dans le swing, quelque chose de comparable peut se produire avec le club. Le golfeur n’a pas besoin de contrôler directement chaque mouvement. Il peut créer les conditions qui permettent au club de trouver et de conserver naturellement son chemin.
« Le club est stable de son poids en mouvement. Le centre du swing est stable de son immobilité. »
… Chacun sa forme de stabilité !
À charge pour le corps d’être au bon endroit pour fournir les finesses de frappe recherchées - parce qu’un drive en draw requiert une course différente de celle d’un coup de fer, ou d’une sortie de bunker. Nous allons développer, plus loin dans l’article, le concept du contrôle par le regard (son emplacement) et par la visualisation.
● Ce n’est pas toujours le golfeur qui contrôle le club ; c’est aussi le club qui, grâce à son inertie, contribue à stabiliser son propre mouvement. La stabilité vient donc d’une masse en mouvement qui, une fois lancée, possède suffisamment d’inertie pour emporter le swing et résister aux petites perturbations.
À noter également qu’il faut suffisamment de voyage dans le cadran pour générer la stabilité. Le jeu court requiert une autre forme de stabilité.
Analogie :
Comme un fil à plomb, une balançoire ou un objet lourd mis en mouvement.
À vélo, il faut une certaine allure pour que l’élan stabilise le système et que le cycliste puisse rouler droit sans mettre les mains sur le guidon. Mais à petite vitesse, rien n’est suffisamment stable de soi. Il faut alors tenir pour apporter la meilleure forme de stabilité : la fixité sur les swings courts et lents comme le putting ou le chipping-approches autour du green.
Nous allons développer,
dans le prochain article, une notion fondamentale pour améliorer sa technique de swing et augmenter ses performances :
● Où placer son action pour optimiser les forces du club, puis en retirer puissance sans effort, régularité et simplicité du swing ?
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