Matt Kuchar, la belle âme du circuit professionnel de golf

Matt Kuchar mène 4 up à la mi-parcours de l'Accenture World Matchplay Championship face au tenant du titre Hunter Mahan. Passons sur le mauvais geste de Mahan sur le green du 10, un peu agacé par sa prestation personnelle en ce début de parcours. Kuchar et Mahan sauvent ensuite de nombreux pars au retour grâce à un putting remarquable. La mise en jeu du 16 échappe à Kuchar qui expédie sa balle directement dans les tribunes derrière le green. Hunter Mahan revient alors à 1 down et s’offre une belle chance de forcer le play-off, voir même de s’imposer pour la seconde année consécutive. Sur le tee-shot du 17, chacun envoie sa balle dans le bunker à droite du fairway. Les deux balles sont enfoncées plus que d’habitude dans un sable poudreux et remué par le vent. Celle de Mahan l'est particulièrement rendant son coup hautement risqué.

Hunter Mahan joue le premier ce coup très difficile dont la réalisation va finalement déterminer l'issue de cette première étape du championnat du monde de match-play. Le coup inévitablement un peu gras envoie sa balle courte dans un bunker du sandy waste. La stratégie est alors évidente pour Matt Kuchar, qui détendu, joue sans pression son coup qu’il dépose à un mètre du trou. Le match s’arrête sur ce green du 17 sur un ultime birdie dans cet Accenture World Match Play Championship.

En signant sa cinquième victoire sur le PGA Tour, il intègre grâce aux points gagnés le Top-10 mondial et peut ainsi se préparer dans les meilleures conditions au Masters à venir. Kuch s’impose sous les acclamations du public qui adore ce joueur agréable qui véhicule une image d’harmonie avec le jeu.

Dans la petite finale opposant Jason Day et le recordman de victoire en Ryder Cup, Ian Poulter, l’anglais s’incline sur l’avant-dernier green à l’issue d’une remontée qui laissait envisager un play-off. Ses mises en jeu l’auront trop souvent laissé dans les bunkers de fairways du parcours de Dove Mountain en Arizona. Tiger Woods et Rory McIlroy, les leaders du circuit mondial de golf sont, eux, sortis au premier tour de ce cette édition de l'Accenture World Matchplay Championship.




Chaque golfeur doit trouver sa forme de swing qui lui permet d’optimiser ses belles mains. Cette recherche tient compte des automatismes acquis par le joueur, de sa compréhension personnelle du swing de golf et de sa morphologie, comme toujours.

Le but recherché et de produire suffisamment de performance pour jouer tous les coups techniques et de générer assez de puissance pour être compétitif. Cette quête inclut la notion de régularité et de solidité du swing. La solidité maintient un résultat acceptable même sur les coups de golf moins bien exécutés car la performance commence par le fait de s’épargner les erreurs de trajectoires pénalisantes. La régularité au golf vient, elle, d’un swing facile à comprendre pour le joueur et d’un équilibre dans son swing qui aille dans le sens de ses habitudes gestuelles.

Lorsque suffisamment de régularité et de puissance s’expriment, il n’est pas nécessaire de toucher à l’équilibre des choses dans le but de se rapprocher du classicisme. On voit dans le swing de golf de Matt Kuchar qu’il a privilégié la solidité et la régularité à l’esthétique pour donner un second souffle à sa carrière. Passé la trentaine, il est souvent périlleux de modifier profondément ses automatismes ancrés depuis deux décennies. Il s’agit de trouver la solution mécanique qui apporte la tolérance sur les coups désynchronisés et la régularité lorsque tout ce passe comme prévu.

Mécaniquement, le swing de Matt Kuchar est caractérisé par des mains très décalées sur son côté droit dans la prise d’élan. Cela conduit son bras gauche à rester sous la ligne des épaules au sommet de la prise d’élan. On voit nettement au sommet du backswing de quelle manière le coude droit est décalé sur l’arrière du flanc droit et à quel point il est bas et proche des côtes. Un swing plus classique garderait le coude plus loin du buste et plus en face des épaules que sur l’arrière. La flexion du coude droit n’excéderait pas l’angle droit.

On voit, de profile, qu’à la fin du take-away, lorsque le club est en plan, les mains de Kuchar sont sur le bord de la hanche droite alors que la majorité des golfeurs professionnels recherchent des mains en face de la hanche gauche, signe d’un swing qui développe de la largeur. L’objectif de cette largeur étant de générer davantage de puissance par l’effet d’un chemin plus long parcouru par le club pour augmenter la vitesse dans le swing-retour. La largeur place également les segments et les muscles dans une position qui optimise la puissance musculaire.

Quelque que soit la largeur crée par le golfeur au backswing, le retour est toujours plus plaqué sur le côté droit afin de créer un décalage entre le buste les mains et la tête de club au downswing. Ce décalage permet d’utiliser la notion de leviers. Sous l’effet des forces d’inerties (dont la force centrifuge), le décalage se recale et génère la mobilité maximale de la tête de club dans la zone de frappe et conduit à la vitesse-puissance.

Que fait Matt Kuchar ? Il place ses mains et son club au backswing dans une position qui est proche de celle du retour. Il troque de la puissance contre de sa facilité à trouver le plan de swing dans la phase d’accélération vers la balle. De profile, les golfeurs professionnels qui décrochent davantage les mains au-dessus de la ligne des épaules récupèrent un surplus de vitesse mais doivent replacer le club dans le plan au retour, à mi-chemin entre les épaules et les hanches. Ce replacement qui détermine grandement la synchronisation est la réussite du coup est perçu comme un élément-clé pour bien des professionnels. Suivant leur aptitude à replacer le club en plan au downswing, certains décident d'adopter cette méthode qui leur apporte davantage de tolérance et de régularité.

Matt Kuchar, avec ses 1,98 mètres et ses longs bras trouve dans sa manière de procéder une action plus facile à reproduire par le fait de limiter l’écart entre sa prise d’élan et son swing-retour. La largeur de ses épaules et surtout la longueur de ses bras lui permettent ce choix sans que cela n’affecte significativement sa puissance.

On peut alors choisir de placer davantage Matt Kuchar dans la catégorie des swings atypiques : Swing sur un plan ou swing plat. Le fait est, surtout, que l’esprit pragmatique de Kuchar, ses recherches personnelles ainsi que l’aide qu’on lui a apportée, cours de golf et suivi au long court d'un swing coach, lui ont permis de valider qu’une telle dynamique de swing lui procure les qualités fondamentales pour jouer un meilleur golf : Suffisamment de puissance, tolérance à l’imperfection et facilité à installer la régularité.

Supprimer les mauvais coups suffit à élever son niveau de jeu. Ne dit-on pas qu’un golfeur de haut-niveau joue sa partie sur les cinq ou six coups qu’il a manqués. Dans les tournois de golf majeurs, les grosses erreurs vous barrent la route de la victoire. 13-02-24

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Notes


On peut dire mille et une chose sur le jeu de golf. C'est toujours la notion de plaisir qui oriente le destin et la réflexion des joueurs de golf.

Dans une vie de golfeur, on note souvent trois phases quant à la relation du joueur avec sa passion. La première est pleine de fougue, pleine d'espoir en l'avenir. Le golfeur est en quête du swing qui changera sont jeu, de la pensée technique qui va le révéler et lui permettre de faire un bond en avant dans son classement. Il prend alors des cours de golf pour accélérer la survenue de ces qualités tant attendues.

Au bout de 8 ou 10 années de pratique, le joueur voit que ses recherches et ses tentatives de progression lui ont, certes, permis de progresser mais il sent bien que le potentiel d'amélioration se restreint. Il voit les limites de son perfectionnement technique. D'une certaine manière, il sait que chaque effort pour trouver le Graal, la clé technique ultime est une utopie, et la flamme s'étiole. L'espoir d'aller vers le meilleur s'évanoui et ce sont 7 ou 8 années moins satisfaisantes pour le golfeur.

Mais c'est un mal pour un bien. Une fois digérée la situation, le joueur de golf veut exploiter au mieux ce qu'il a déjà de présent dans son jeu et l'optimiser pour jouer son meilleur niveau et retrouver le plaisir. On retrouve ces golfeurs dans les stages intensifs pour joueurs confirmés, sachant exactement ce qu'ils viennent chercher dans leur semaine de cours en groupe.

La demande revient souvent à perfectionner les frappes de balles en maintenant l'essence de son swing. Apporter alors une meilleure compréhension de la zone d'impact et aider le joueur confirmé à la nuancer donne au programme de cours intensifs les meilleurs résultats tout en répondant aux souhaits du golfeur. De telles vacances de golf sont particulièrement appropriées à ce troisième stade de la vie du golfeur. Matt Kuchar vit une très belle seconde carrière en ayant accepté ce principe.